Première partie sur le blog de Steve
Jeudi 7 avril
En bidouillant un peu les rideaux hier soir, il me semble qu'on a réussi à
atténuer un peu l'effet du soleil qui se lève en plein dans nos fenêtres. En
tout cas, on a gagné presque une heure de sommeil jusqu'à 7h15 ! Enfin, on
aurait pu dormir plus longtemps s'il n'y avait pas eu des gens qui discutaient
sous la fenêtre à 5h30. J'ai pu constater d'ailleurs qu'il faisait déjà jour à
cette heure-là...
Journée tranquille à la piscine avec baignade le matin. Exténués Cléa et
Steve tiennent à peine debout au dessert et s'endorment à 20h.
Il m'est arrivé un petit malheur aujourd'hui et Steve m'a regardé avec ses
gros yeux tout tristes et m'a dit "maman, t'as cassé mes lunettes Flash"... Et
qui est contente d'avoir emporté une paire de secours ??
Après avoir encore insisté deux fois à la réception pour avoir de la
monnaie, Claude-Alain s'est enfin fait indiquer une sorte de petit bureau
bancaire à l'intérieur de l'hôtel. Nous voici donc avec de quoi donner quelques
pourboires, il était temps, nous avons épuisé toute notre monnaie.
Vendredi 8 avril
Tocsin à 6h30. Ca irait encore vu que nous nous sommes aussi couchés tôt
s'il n'y avait pas eu des fêtards sans gêne à 0h30, Cléa qui avait perdu son
nanou à 2h, du bruit non identifié à 3h, la prière du vendredi à 4h...
Aaaaaaaah...
Matinée à la piscine où Steve se laisse flotter de lui-même pour la première
fois ! Cléa, elle, fait des progrès en battement de jambes et avance
relativement vite.
En allant dîner, nous remarquons que les bonnes-mains portent leurs
fruits : un serveur nous change de table avant que nous soyons assis. Ca
devient un peu gênant quand il ressert de la bière à Claude-Alain dix-huit fois
et amène de la limonade à Cléa et Steve qui n'en boivent pas et que je me sens
obligée de consommer un peu malgré que je déteste ça par politesse et pour pas
gaspiller...
Dans l'après-midi, nous allons faire un tour en pédalo dans le lagon d'eau
de mer qui traverse tout le complexe. L'opération a l'air plus facile qu'elle
ne l'est. En effet, embarquer sans vrai ponton, sans compter le transbordements
des enfants est hasardeux. Finalement nous sommes tous à bord et commençons à
pédaler (enfin, ceux qui ont les jambes assez longues pour atteindre les
pédales). C'est un peu plus pénible que l'idée que je m'en faisais. Mais nous
arrivons finalement à l'autre bout tout transpirants et parvenons même à
débarquer sans casse mais pas sans mal.
En pédalo, je voulais mettre les ailettes aux enfants pour être responsable,
mais Claude-Alain m'a convaincue que ça ferait quand même trop responsable... A
ce sujet, je tiens à ajouter qu'ils n'étaient pas les seuls avec t-shirt
anti-UV, casquette et lunettes dans la piscine. Bon d'accord, les autres
n'avaient souvent qu'une partie de l'équipement.


Tout contents d'avoir trouvé la "banque", nous voulons aller changer le
reste de nos grosses coupures. Mais malgré l'horaire affiché, la porte reste
définitivement close. En attendant, nous décidons de retirer des euros au
bancomat de le hall de la réception. On regarde bien comme ça marche. Mais bon,
on n'a quand même pas très bien lu parce qu'on se rend compte trop tard qu'on
pouvait changer des euros contre des livres, mais pas en retirer. On se
retrouve donc avec 180 livres supplémentaires...
Après mercredi, nous retournons souper dans le restaurant oriental, non sans
avoir eu du mal à garder Steve éveillé à 17h30, mais maintenant il est reparti.
A force de manger des bananes, il a même trouvé comment les peler dans se salir
les doigts : mettre dans la bouche et appuyer la pelure contre les joues,
le nez et le menton jusqu'à ce que ça la pousse (j'avais bien dit "sans se
salir les doigts")



Les enfants commencent vraiment à ressentir le manque de sommeil.
Malheureusement on ne peut pas souper avant 18h30 et même en se dépêchant
raisonnablement, ils ne sont pas couchés avant 20h où ils s'endorment comme des
masses. Mais bien sûr, pas question de s'assoupir la journée...
Samedi 9 avril
On a dormi super tard ce matin : 7h !! Bon, à 3h, il y a de nouveau eu
du bruit et puis à 4h30, j'ai dû aller deux fois pour Steve. Le top, ça aurait
été que les avions de chasse décollent un peu plus tard, si ça se trouve, on
aurait pu dormir encore un peu.
Après le déjeuner, nous nous baignons à la piscine. Steve se lance encore
plus que hier. Il boit autant de tasses qu'il y a de charters dans le ciel en
ce matin de week-end, ce qui n'est pas peu dire, mais ça le fait beaucoup rire.
Cette semaine, Cléa a aussi bu régulièrement la tasse sans que cela ne semble
la déranger. Et dire que ce sont les mêmes qui font des tas d'histoires pour ne
pas avoir une goutte d'eau sur la figure quand on lave les cheveux...
Quand le soleil tape un peu moins, nous allons à la plage. C'est une crique
artificielle et nous avions remarqué qu'on pouvait marcher jusqu'à environ 100
mètres du rivage sur un banc de sable en ayant de l'eau jusqu'aux mollets. Mais
en fait, cet après-midi, la marée doit être basse parce qu'on peut y aller
pratiquement à sec tout du long. Nous allons donc marcher sur cette langue de
sable à la recherche de coquillages.
Je suis toute fière du premier joli coquillage trouvé et le montre à Steve
quand des pattes en sortent ! J'en ai été quitte pour une frayeur et le
bernard l'ermite pour un atterrissage brutal avant une remise à la mer
charitable.
Une fois prévenus, nous ne nous faisons plus avoir et, après un moment
d'hésitation, les enfants prennent beaucoup de plaisir à observer les nombreux
bernards l'ermite dans les flaques laissées par la marée. Nous voyons même
trois crabes, ce qui ravi Steve et Cléa. Finalement, nous trouvons assez de
coquillages vides pour compléter la petite collection entamée mercredi.
Après une semaine, ils ne sont pas encore blasés et à chaque fois que nous
longeons le lagon ou passons un pont, nous devons nous arrêter observer les
poissons.



Nous avons de nouveau de la peine à faire passer le cap du coup de barre de
fin d'après-midi à Steve. Il s'est même mis au lit tout seul... Finalement la
promesse d'un bonbon l'aide à repartir et il pète ensuite le feu jusqu'au
retour du restaurant où nous avons juste le temps de les mettre au lit avant
qu'ils ne s'écroulent de fatigue.
Pour nous, c'est l'heure de la première valise. C'est plus facile au retour,
il suffit d'y remettre le gros tas de linge sale et de caser les jouets au
milieu. Claude-Alain a encore presque la moitié de ses habits inutilisés, quel
gâchis ! Il y a plein de trucs utiles que j'aurais pu prendre à la place
comme une jolie paire de chaussures.
On profite d'avoir tout juste trouvé Arte pour regarder un documentaire sur
l'Egypte. On ne sait jamais, on pourra toujours faire croire qu'on est sorti de
l'hôtel pour visiter un site historique.
Dimanche 10 avril
Les enfants dorment bien, dommage que le soleil nous réveille à 6h. De toute
manière, tout le monde émerge avant 7h. Nous continuons un peu les valises
avant d'aller déjeuner. Nous allons ensuite un peu au bord de la piscine pour
lire, les enfants ne voulant pas se baigner (ce qui nous arrange).
A 10h45, nous allons boucler les bagages, nos changer, rendre la chambre et
gentiment dîner.

A 13h pile, nous attendons le car prévu 10 minutes plus tard et qui arrive
pour finir à la demie. Comme à l'aller, Steve se laisse rapidement bercer par
la route et roupille. J'arrive à la réveiller de bonne humeur en lui parlant de
bonbons et chocolats, décidément...
A l'aéroport, c'est le stress, les fonctionnaires manoeuvrent sèchement les
touristes. Bon d'accord, l'avantage, c'est qu'on attend beaucoup moins que chez
nous pour faire enregistrer les bagages, mais c'est sans bonjour, au revoir ou
autre sourire.
Après encore trois contrôles divers dont un où nous jetons une bouteille
d'eau avant d'en racheter une de l'autre côté (merci à Al-Quaïda qui doit avoir
des parts dans les commerces des aéroports et dans les marques qui surfent sur
la vague en proposant de mini-cosmétiques) et une fouille au corps du nanou de
Steve qui n'était pas passé dans les rayons X, nous faisons un (tout petit) peu
de shopping. Finalement nous rentrons avec les 180 livres retirés par
erreur.
Avant d'embarquer, je veux faire un dernier tour aux toilettes. Je commence
par prendre Steve avec moi. Il y a là deux dames qui travaillent, enfin qui
rackettent les voyageurs. Heureusement que j'ai une petite pièce sur moi.
Malgré le reste de l'aéroport très propre, ces toilettes font partie des pires
que j'ai fréquentées. Je suis d'autant plus énervée d'avoir dû payer (même si
c'était plus symbolique qu'autre chose). Steve n'a heureusement besoin que de
faire pipi. Nous trois autres attendrons le confort incomparable de
l'avion...
Nous patientons encore un peu vers la porte d'embarquement où la
climatisation est poussée à fond. La plupart sortent leurs pulls, voire leurs
vestes. Sauf qu'après on doit patienter dans un bus au soleil sur le
tarmac...
Nous avons toute une rangée (2 * 3 sièges) pour nous quatre, c'est très
agréable ! A peine avons-nous décollé à 16h20 que Cléa s'endort pendant
une heure et demie. Steve n'en est pas loin, mais le repas arrive juste avant
et ensuite le moment est passé.


Le reste du vol se passe pas trop mal pour nous. Dommage qu'il y ait plein
d'enfants turbulents dans l'avion...

Nous récupérons nos bagages et filons à la voiture.

Il est 21h30 et Steve s'endort en trois minutes. Cléa met un peu plus de
temps, mais aucun des deux ne se réveillent quand on les met dans leur lit en
enlevant juste les chaussures, le pantalon et le pull.
J'ai gardé le rythme et n'arrive pas à me rendormir quand Claude-Alain se
lève à 6h. Ca tombe bien, il y a une journée de lessives en perpective.
Heureusement Cléa et Steve dorment plus longtemps.
Voilà, si ces vacances n'ont pas comblé nos attentes de repos, elles ont en
revanche été parfaites question dépaysement et temps passé en famille.
Pour ceux qui se posent la question : oui, je prends des notes pendant
les vacances. Cette fois-ci, Cléa m'avait confectionné un cahier A5 tout
exprès. J'ai donc écrit une trentaine de page de récits pour ici et d'idées
pour alimenter mon blog...